Les profils : une arme à double tranchant
Remplir un profil, c'est rasant, personne ne me contredira! Ca n'en finit pas, les rubriques qu'on n'a pas envie de lire ou de remplir défilent les unes après les autres et on est toujours plus ou moins pressé d'arriver au bout pour enfin arriver dans le vif du sujet et passer aux choses concrètes et agréables…
Et, pourtant, un profil, c'est super important et il contient une mine d'informations toutes plus intéressantes les unes que les autres pour les publicitaires.
Il arrive toujours un moment dans le remplissage du profil où on tombe sur une rubrique "confidentialité". Elle est souvent longue et difficile à comprendre et moi je dois dire que franchement, ces clauses m'enquiquinent pour rester poli et que je les zappe avec bonheur en cochant la case disant que je les ai lues alors que ce n'est pas vrai du tout. Heureusement, je ne vais plus à confesse!
Par contre, c'est une erreur, une grave erreur, une erreur qui peut coûter très cher même car … qui ne dit mot consent ! Bref, si on ne déclare pas expressément qu'on interdit la communication de nos données, on ouvre grand la porte à leur utilisation, ce qui peut avoir de fâcheuses conséquences par la suite.
La CPVP – et ses homologues européens – plaide pour un système de "Privacy by default" : lorsque plusieurs options de niveaux de protection de la vie privée sont proposées à la personne, l’option de base doit être la plus protectrice. Et clairement, ce n’est pas le cas pour Facebook : Pour comprendre les finesses et configurer correctement son profil « facebook », la Commission Nationale pour la Protection des Données (l’équivalent de la CPVP au Luxembourg) a publié un document de 25 pages sur ce sujet.
Un internaute averti en vaut deux!
