Jouer à cache-cache avec les "pages cache"

"A notre âge, on ne joue plus à cache-cache" me direz-vous peut-être d'un ton sûr de vous. Pas si sûr, en fait ! Quand Google explore le Web pour indexer et référencer les pages web (afin de donner un maximum de résultats), il crée une copie de chaque page examinée et la stocke dans une mémoire cache, ce qui permet de consulter aussi cette copie lorsque la page originale n'est pas accessible.

La copie cachée affiche la page web dans l'état où elle se trouvait lors de sa dernière indexation.
Quand nous effaçons une photo sur un blog, ou un commentaire sur un site … tant que Google n'a pas effectué de nouvelle indexation du site en question, cette photo et ce commentaire restent visibles à tous via la "copie cache" du moteur de recherche …

En fait, une fois mise en ligne, l’information devient incontrôlable, et personne ne peut prétendre maîtriser totalement l’information qu’il publie sur un site : l’information circule, tant sous la forme des hyperliens qu’on se renvoie, mais aussi sous la forme des photos, vidéos, … enregistrées qui peuvent parfois resurgir alors qu'on les croyait pourtant bel et bien au placard !

On appelle ça, la fin du droit à l’oubli …
eh bien oui, tout le monde possède un droit à l'oubli, c.-à-d. qu'il a le droit qu’on ne fasse plus état d’informations passées le concernant … mais dans le monde des réseaux sociaux, la conservation prolongée des données ("eternity effect") contrecarre souvent ce droit à l’oubli.

Article de presse sur le sujet: